• Les jolis chiots des animaleries....

    Proviennent de là!!!!!

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    un poême à présent...

    Sans nom... 



    Je suis morte sans nom
    Sans une marque d’affection...
    Je ne connais la définition
    Du mot humain émotion
    Que par la douleur de l’abandon.



    J’ai attendu si longtemps,
    D’hivers glaciaux en printemps,
    Un rayon d’espoir, et souvent
    Pétrifiée dans le silence et le temps,
    J’ai voulu fuir ce tourment.



    Seule et apeurée dans ma cage,
    Je m’accrochais à ce mirage...
    De votre sourire, de votre visage
    Qui m’ont apporté courage
    L’instant d’un ciel sans nuage...



    Je me suis habituée à la faim,
    Au froid, à la peur du lendemain.
    Mais jamais, je le crains,
    De ne pas connaître enfin
    Le plaisir de lécher votre main.



    Mon corps martyrisé
    N’en pouvant plus de lutter,
    À bout de souffle et de fierté,
    C’est sans bruit et sans dignité
    Que je vous ai quittés.



    Une seule caresse aurait suffi
    À me permettre, sans bruit,
    De quitter mes amis.
    Qui encore aujourd’hui.
    Vous appellent dans la nuit.



    Je ne vous en veux pas
    De n’avoir entendu mon désarroi.
    J’avais pourtant en moi,
    Au fil des jours et des mois,
    La confiance, l’espoir et la foi.



    Même si j’ai hurlé dans la nuit,
    Tandis que mourraient mes petits,
    La souffrance et la maladie
    Ont eu raison aujourd’hui
    De mon instinct de survie.



    Ils ont tué mes espoirs

    De pouvoir un jour voir

    Le soleil et votre peignoir...
    De fuir mon désespoir...
    Fuir ma cellule dans le noir.
    Je suis venue et passée,
    Sans jamais être remarquée.
    Pourtant, je vous ai toujours espéré...
    Je ne demandais qu’à vous aimer...
    Pourquoi m’avez-vous abandonné?



    J’ai eu faim, j’ai eu froid,
    J’ai eu peur et malgré moi,
    De ce qui me restait de voix,
    Votre nom j’ai appelé mille fois...
    Où étiez-vous, dites-moi..

    .

    Ma carcasse incinérée
    Aura pour l’éternité
    Ce champ, ces fleurs et ce pré
    Que j’ai longtemps espérés,
    Et dont j’ai tellement rêvé.



    J’aurais aimé avoir un jouet,
    Un seul s’il-vous plait...
    J’aurais voulu courir et qui sait,
    Trébucher dans le gazon tout frais
    À vos côtés, fier et coquette..



    J’aurais dormi à vos pieds,
    L’hiver vous aurais réchauffé,
    La nuit vous aurais rassuré,
    Et sans jamais rien demander,
    Vous aurais écouté et aimé...
    Je suis morte  triste et seule,
    Sans que l’on porte mon deuil.
    On m’a offert pour tout linceul,
    Un feu de paille et de feuilles,
    Je suis libre, délivrée mais encore seule...



    Ne m’offrez pas de fleurs...
    Retenez vos pleurs...
    Je ne veux plus que le bonheur,
    De ceux qui ont dans leur cœur
    D’encore espérer avec ferveur...



    De quoi donc ai-je été coupable
    Pour mériter une vie si misérable
    Un destin aussi pitoyable,
    Une mort cruelle et minable...
    De cela vous m’êtes redevable...



    Je vous aime encore
    Je vous aime si fort...
    À la vie et à la mort,
    Je vous aime encore,
    Bien au-delà de la mort...



    Dites-moi que vous voulez,
    Par amour et par pitié,
    Encore quelques-uns sauver...
    Ainsi ma cruelle destinée
    N’aura été ni vaine ni oubliée...



    Il est trop tard pour moi,
    Voyez, je suis morte et froide...
    Mais pour mes petits croyez-moi,
    Par vous, il ne le sera pas.
    Sauvez-les en souvenir de moi...



              MARCELL

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